La Commission des communications, de l’espace et de la technologie de Riyad a publié son rapport Internet saoudien 2025. Il s’agit d’un aperçu détaillé du système nerveux numérique du pays. La moitié des internautes du pays utilisent désormais activement les outils d’intelligence artificielle.
Ce n’est pas une question de battage médiatique. C’est une question d’habitude.
L’adoption de l’IA en Arabie Saoudite a atteint 45,2 % des internautes. Il s’agit d’un changement significatif par rapport aux premières phases d’expérimentation. Les gens ne se contentent pas de tâter le terrain ; ils intègrent ces outils dans les flux de travail quotidiens. Le rapport souligne que près de la moitié de la population en ligne s’appuie sur l’IA, souvent pour la tâche numérique la plus fondamentale : la recherche d’informations.
Qui utilise réellement l’IA en Arabie Saoudite ?
Les données révèlent une forte fracture fondée sur la démographie. Ce n’est pas uniforme.
L’adoption de l’IA par sexe montre une nette préférence pour les femmes. Selon le rapport, 52,8 % des internautes féminins utilisent des outils d’IA. Comparez cela à 39,4 % des utilisateurs masculins. C’est un écart important. En Arabie Saoudite, les femmes mènent la charge en matière d’utilité de l’IA, du moins en termes d’adoption signalée.
L’âge est l’autre facteur dominant. Plus vous êtes jeune, plus vous êtes susceptible d’utiliser l’IA.
- 10 à 19 ans : 58,4% d’adoption
- 20 à 29 ans : 55,7% d’adoption
- 50 à 59 ans : Baisse à 27,4%
- 60 à 74 ans : chute à seulement 14,8 %
Ce gradient suggère que les campagnes d’initiation à l’IA devraient cibler les groupes démographiques plus âgés. Ils accusent un retard considérable par rapport aux cohortes d’adolescents et de jeunes adultes.
A quoi servent-ils ?
La plupart des gens ne construisent pas de robots. Ils cherchent des réponses.
La recherche d’informations est le roi incontesté des cas d’utilisation, capturant 80,8 % de l’activité des utilisateurs. Cela confirme que l’IA est devenue un moteur de recherche supérieur pour beaucoup. Au-delà de cela, les utilisateurs se tournent vers l’IA pour générer des idées (40,1 %) et pour étudier ou soutenir leurs études (37,7 %).
Les tâches créatives suivent. Environ 25,7 % des utilisateurs génèrent des images, des vidéos ou des présentations à l’aide de l’IA.
Le secteur professionnel ? Étonnamment silencieux. Seuls 17,3 % utilisent l’IA pour des tâches liées au travail. L’écriture se situe à 14,3 %, et les emplois en programmation ou techniques sont encore plus en retard à 13,5 %. L’écart entre utilité personnelle et insertion professionnelle est grand. Pourquoi? Cela reste une question ouverte pour les leaders technologiques d’entreprise de la région.
Quelles applications dominent le marché ?
Si vous souhaitez connaître la hiérarchie des applications d’IA dans le Royaume, les tableaux de téléchargement ne mentent pas.
ChatGPT est l’application d’IA la plus téléchargée. Il occupe confortablement la première place. Il est suivi par Gemini de Google et DeepSeek d’origine chinoise. Grok et Microsoft Copilot figurent également sur la liste.
La concurrence locale est présente mais mineure en termes de volume. L’application HUMAIN AI du Royaume complète le top dix et se classe dixième. La domination des modèles étrangers suggère que les acteurs mondiaux offrent actuellement les services demandés par les utilisateurs saoudiens.
L’épine dorsale : vitesse et connectivité
L’IA ne fonctionne pas en vase clos. Cela nécessite une infrastructure robuste. L’Arabie saoudite est à la hauteur sur ce front.
Les internautes mobiles du Royaume consomment en moyenne 53 Go de données par mois. C’est trois fois la moyenne mondiale. Une consommation élevée alimente une utilisation élevée.
La vitesse est tout aussi impressionnante. La vitesse médiane de téléchargement sur mobile atteint 216 Mbps. Cela place l’Arabie Saoudite parmi les cinq premiers pays du G20 pour cet indicateur. Les canaux rapides sont essentiels pour le traitement intensif de l’IA, qu’il s’agisse de télécharger des fichiers volumineux ou d’interroger de grands modèles de langage en temps réel.
Rester connecté
L’engagement en faveur de l’infrastructure numérique s’étend au-delà des réseaux mobiles. 61,3 % des utilisateurs passent sept heures ou plus en ligne chaque jour. C’est un engagement intense.
La confiance dans l’environnement numérique augmente également. Les enregistrements de noms de domaine ont augmenté de 18 % par an. Les gens enregistrent des domaines locaux. Ils y mettent leur contenu.
Le rapport comprend une note indiquant qu’il a été rédigé et édité avec l’aide d’AI. Une touche appropriée pour un document détaillant l’ère de l’automatisation.
Les chiffres témoignent d’une normalisation rapide. L’IA n’est plus l’avenir pour les internautes saoudiens. C’est le présent. La question est désormais de savoir si le secteur professionnel parviendra à combler le fossé entre les habitudes de recherche personnelles et la productivité sur le lieu de travail. Pour l’instant, l’écart demeure.

































